mercredi 11 mai 2016

Chroniques des enfants des étoiles

Quand je dessine, je lis plutôt de la littérature. L’achèvement de L’inversion de la courbe des sentiments me permet donc de rattraper mon retard en bande dessinée. Notamment un manga dont j’avais énormément apprécié le 1er tome: Sunny de TAIYOU MATSUMOTO.
Un sacré retard car 4 volumes sont sortis depuis ! Comme il ne s’agit pas à proprement parler d’un feuilleton à intrigue, la lecture condensée est même plutôt avantageuse.
Chaque tome rassemble une demi douzaine de chroniques de la vie d’un centre d’accueil pour enfants. Contraints par des difficultés dont on ne saura que le minimum, des parents ont placé leur progéniture au foyer Les enfants des étoiles.
Nous suivons donc le quotidien d’une petite bande pas comme les autres (« Les enfants des maisons ») qui tourne en grande partie autour de la Datsun Sunny abandonnée, elle aussi, dans le jardin. À la fois cabane de jeu, refuge, confessionnal, l’épave automobile est une échappatoire protéiforme pour ces enfants délaissés.
Matsumoto (l’auteur d’Amer béton, autre manga indispensable)traite son sujet avec finesse, tendresse et franchise. Sans jamais tomber dans le misérabilisme. Les adultes n’ont pas le beau rôle mais il n’en sont pas pour autant jugé.
Le trait vibre comme parcouru par l’énergie de la jeunesse de ses personnages. En contrepoint, un jus gris apporte la mélancolie.
Sa façon de mettre en scène les repas cacophoniques est jubilatoire.
Et il dessine bien la morve au nez.



Sunny-Tayou Matsumoto-Kana




lundi 2 mai 2016

Le désespoir du singe - L'intégrale

Hasard du cliché, accrochée au mur derrière, une planche du tome 2.


Pas encore dans les bacs mais déjà entre mes mains, L'intégrale du désespoir du singe sort dans dix jours. Alfred parle joliment de cette aventure sur son blog.
J'ajouterai que je suis très fier d'avoir partagé ces moments, bons et moins bons, avec lui.
Avec le recul, il est drôle de voir qu'à la même époque, Alfred s'essayait à la jeunesse avec David Chauvel, plus connu pour ses oeuvres de genre; au récit intimiste avec Olivier Ka, plus connu pour ses livres jeunesses et au récit d'aventures avec ma pomme, plus connu pour mes nouvelles intimistes.
Tout l'éclectisme d'Alfred est résumé là. Une curiosité et un goût pour l'expérience qu'il ne cessera dès lors de mettre en pratique avec le succès que l'on sait.
Il n'a plus besoin de scénariste. Et si je ne doute pas d'une nouvelle collaboration, bien malin celui qui  devinera la forme qu'elle prendra!

Ah oui, rassurez-vous: même si la fameuse bouteille (de garde) n'a pas été bu, d'autres ont été vidé entre temps!

dimanche 1 mai 2016

Dessiner sur l'eau...

... Et avec les ombres et la lumière. C'est l'expérience sensorielle que vous fait vivre l'installation  Solitaire de Stéphane Thidet au collège des bernardins. Envoutant.


vendredi 15 avril 2016

L'inversion de la courbe des sentiments: le pitch.

C'est la nuit du 16 juin 1816 que serait né Frankenstein lors d'une discussion entre Lord Byron et Percy Shelley. 

Moins effrayant et à vrai dire dans un tout autre genre, c'est le 16 Jin 2016 que sortira la bédénovela L'inversion de la courbe des sentiments dont voici le pitch:

Autour de Robinson on se quitte, on disparaît, on refait sa vie ou on cherche un père.
Pendant ce temps-là, Robinson, vend des DVDs et drague sur internet.
À moins que la courbe des sentiments ne s'inverse...

Et donc, pour répondre aux questions de lecteurs impatients, la tournée des salons et librairies ne devrait débuter qu'après cette date.
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant dans les jours à venir.





lundi 4 avril 2016

L'inversion de la COUV' des sentiments

Du premier croquis aux nombreux échanges avec Didier Gonord, le directeur artistique de Futuropolis, vingt étapes de la création de la couverture de L'inversion de la courbe des sentiments. Et c'est pas fini !